À Thonon-les-Bains, l'engagement pour la transition écologique est une réalité. Cette transition est conçue pour rendre la ville plus résiliente face aux enjeux climatiques et actuels et, par extension, aux enjeux de préservation des patrimoines naturels, de qualité de vie et de prospérité économique qui en découlent. Thonon a ainsi amorcé une mutation profonde de la conception de son urbanisme, de ses mobilités, de ses consommations d'énergies, entre autres…
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Depuis 2020, de nombreuses actions sont mises en place dans tous les domaines qui concernent directement et indirectement la transition écologique : urbanisme et construction, patrimoine naturel, énergies, transports, eau, déchets, bien-être…. Le tout avec une ambition claire : préparer une ville plus résiliente et plus sobre, en y vivant mieux dès aujourd’hui.
Repenser l’urbanisme
Thonon a évolué vite et fortement dans les années 1960-1970… avec les travers de l’époque : une forte artificialisation des sols et un urbanisme parfois opportuniste apportant une importante densification par endroits (zones d’activités, quartiers populaires de type « HLM »). Thonon privilégie désormais la sobriété sur la consommation du foncier, par une rationalisation et une modernisation de ses règles d’urbanisme, par ailleurs dorénavant conçues à l’échelle de son agglomération. Son nouveau plan local d’urbanisme intercommunal en découle (PLUi_HM – approbation en décembre 2025, mise en application en janvier 2026). Il instaure entre autres un principe de préservation des identités de zones urbaines (vocations urbaines, types d’occupation des sols et des architectures…), et un rééquilibrage des fonctions entre la ville centre, les centralités urbaines, les villages et les espaces agricoles et naturels.
Sans attendre la mise en application de cette nouvelle réglementation, Thonon a entrepris de reconquérir et revaloriser ses friches (terrains ou bâtiments délaissés) pour y développer les ressources dont elle a besoin : logement, services, commerces, espaces naturels. La ville se développe aussi désormais avec une ambition marquée de renaturation systématique de son territoire au fil de ses programmes de réaménagement et de développements immobiliers pour entre autres lutter contre le phénomène d’îlots de chaleur en ville.
En parallèle, le patrimoine naturel est densifié et diversifié pour mieux résister au changement climatique et aider la biodiversité à prospérer. Depuis 2020, le programme Une vie, un arbre représente l’apport de 2798 nouveaux arbres en ville, correspondant à autant de naissances de petits Thononais. La mairie réalise aussi de nouveaux poumons verts en ville : l’aménagement du Parc du Léman représente à lui seul la plantation de112 arbres et 64000 arbustes et vivaces sur 3 hectares ; le réaménagement des quais de Ripaille, quant à lui, 10 hectares repaysagés, avec notamment 112 nouveaux arbres et 400 arbustes.
Mieux utiliser l’espace en limitant l’étalement urbain pour laisser plus de place à la nature : à travers ses programmes de requalification de l’îlot Jules-Mercier, des quais de Ripaille, et la création d’un le futur casino sur une ancienne friche SNCF, ce sont déjà 27 hectares de sols urbains qui sont promis à la renaturation.
Projection sur le futur casino de Thonon-les-Bains : disparition d’une friche, création d’un centre d’attractivité pour la ville, et renaturation de 3700 m2 de terrains sous forme d’un parc.
Energie : consommer moins, consommer plus vert
L’énergie est au cœur des enjeux de la transition écologique de Thonon, avec l’ambition d’une ville plus sobre, et du recours à une énergie plus verte.
En matière de sobriété, la Ville a engagé deux contrats consécutifs de performance énergétique : le premier a permis de réduire de 40 % la consommation d’énergie des bâtiments municipaux et de l’éclairage urbain ; le second vise une économie supplémentaire de 15 %. En parallèle, Thonon se dote d’équipements plus modernes et résolument plus sobres, qui recourent à tous les leviers de sobriété : raccordement à des réseaux de chaleur, panneaux solaires, conception architecturale écoresponsable, etc.
Elle met également également en œuvre de nouvelles ressources d’énergie verte : son réseau de chaleur urbain apportera à 100 000 m2 de bâtiments publics et à un quart des foyers thononais une énergie verte à 85 % (biomasse), moins chère (baisse de facture attendue : de l’ordre de 15 %) et décorrélée des aléas globaux qui pèsent sur l’énergie (ressource locale de biomasse). Autre bénéfice attendu : le fonctionnement de ce réseau de chaleur urbain apportera une réduction des gaz à effet de serre de l’ordre de 10 400 tonnes par an, l’équivalent de 5750 voitures retirées de la circulation.
Ailleurs, la force motrice de la Dranse devrait alimenter 1700 autres foyers thononais en électricité.
Thonon réalise sa transition écologique notamment en développant ses propres ressources d’énergies vertes. vue de la centrale biomasse (crédit TERA)
Se déplacer autrement
Avec sa forte politique cyclable, le vélo est devenu un moyen de transport facile et sûr en ville.
Plus de place pour les modes de transport doux à Thonon !
L’omniprésence de la voiture thermique individuelle en villes est l’une des premières causes de pollution atmosphérique. Quand bien même Thonon n’est pas inquiétée par ce phénomène qui touche surtout les grandes villes et métropoles, elle prend ce problème à bras le corps en promouvant l’usage des transports alternatifs.
Son agglomération a fortement densifié et dynamisé le réseau de transports urbains STAR’T depuis 2022, constituant une solution efficace notamment pour les scolaires et étudiants, et en ouvrant un panel de services de transports à la demande, de covoiturage, de mise à disposition de vélos électriques et d’intermodalité pour les travailleurs frontaliers. La Ville complète cette dynamique en installant des bornes de recharge pour voitures électriques, un réseau de voitures en autopartage, et en dévelppant fortement sa politique cyclable. En la matière, le réseau de pistes cyclables sécurisées aura doublé en 5 ans, offrant une solution sure et simple pour traverser l ville d’est en ouest et relier tous les établissements d’enseignement. Elle a par ailleurs entièrement optimisé l’intermodalité en relation avec sa gare SNCF, rendant l’usage du train + cars, bus ou vélo plus simple et efficace.
Déchets : réduire et valoriser
La réduction et la gestion des déchets est un enjeu crucial des villes. A travers sa politique volontaire en la matière, Thonon Agglomération s’est engagée sur les deux volets. Son importante action en matière de tri (notamment à travers les points d’apport volontaire qui se sont multipliés) et de filières de valorisation son deux des axes de son programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés, qui doit apporter une réduction de 12 % de la production de décehts à l’échelle du territoire, d’ici 2031.
Le tri s’accompagne de mesures significatives de revalorisation qui entrent dans une dynamique d’énergie circulaire, engendre des revenus consacrés à leur tout à ala gestion des décehts. Valorisation énergétique aussi : l’unité de valorisation de Thonon traite ainsi quelque 43 000 t de déchets et génère 56000 MWh d’électricité qui alimentent directement différents établissements économiques de Thonon et de la zone d’activité de Publier.
Mieux trier, réutiliser et valoriser autant que possible les déchets, pour un territoire plus sobre
500 000 € économisés chaque année grâce à l’éclairage LED
16 % de baisse sur les factures de chauffage pour les logements raccordés au réseau local
Des rues plus fraîches l’été, grâce à la végétalisation et réduction de surfaces bitumées
12 km de nouvelles pistes cyclables créées pour se déplacer facilement sans voiture
Nouvelle tarification plus juste de l’eau, avec une nouvelle tarification dite « incitative » tend à réduire les usages non-essentiels et assurer l’équité entre usagers.